Savez-vous switcher votre vie ?

Si le terme est à la mode, il donne aussi un sacré coup de jeune à la "reconversion". Car c'est bien de cela dont il s'agit. Nous avons bien entendu que nous ne ferions désormais plus le même métier chez le même employeur toute notre vie. OK. Et alors ? Viennent alors les doutes, les "qu'est-ce que je vais devenir" et les "je ne sais faire que ça".  Switcher, c'est oser prendre un virage à 180°, en osant se lancer dans une activité qui nous plait vraiment... et pourquoi pas faire de notre rêve d'enfant notre nouvelle vie professionnelle. 

Switcher, ce n’est pas nécessairement plaquer la Défense pour le Larzac
switch-collective
Elle construit sa carrière au gré de nouveaux défis, switcher est un état permanent
emilie-daversin

Clara Delétraz et Béatrice Moulin ont fondé Switch collective et le programme "FAIS LE BILAN, CALMEMENT" : au-delà des aspirations personnelles, les reconversions pourraient aussi devenir une nécessité. 50% des jobs qui existent aujourd’hui n’existeront plus d’ici 10 à 15 ans et 60% des étudiants sont formés à des compétences qui n’existeront plus demain. On va tous rentrer dans l’ère du switch.


one-finger-tap-gesture-of-outlined-hand-symbol Via @EchosStart

                                                                                                                                                    

Pour Emilie Daversin, tout quitter du jour au lendemain peut être risqué, et on peut le payer de longues années. Il faut apprendre à partir, pas tirer un trait sur tout ce qu’on a été. La tabula rasa, ce n’est pas forcément une bonne idée. On construit avec ce qu’on est. Son dernier switch a été de passer d'une entreprise dans le marché des SSII (services informatiques aux entreprises) à un mode startup pour créer un média social professionnel pour les femmes, Feminalink.com.

one-finger-tap-gesture-of-outlined-hand-symbol

Via Switch Collective

Au rythme des escargots, après un diplôme agricole décroché à 27 ans

maryse-jacquin

Les mains dans les bacs... puis sous les capots, de la coiffure à la mécanique

agnes-derderian-masson

Maryse Jacquin travaillait depuis l'âge 18 ans dans l'imprimerie. Puis au bout de 10 ans, elle décide de changer de vie, avec l'envie de créer quelque chose et d'être indépendante. Le déclic elle le doit à un livre sur... les escargots. Elle retourne à l'école et décroche un diplôme agricole. Depuis 25 ans elle élève des escargots dans sa propre ferme. Cette reconversion professionnelle réussie illustre la philosophie de l’agricultrice : « La vie est un combat. Il ne faut jamais croire que tout est acquis mais il faut tout faire pour y arriver ».

 one-finger-tap-gesture-of-outlined-hand-symbol

Via Le Berry Républicain

Agnès Derderian Masson est coiffeuse artisan pendant 25 ans. Elle travaille ensuite en usine quelques mois, mais se rend compte qu'elle peut écrire une nouvelle page en allant vers ce qui lui plait vraiment. A 49 ans, elle obtient un CAP puis un Bac pro en Maintenance Véhicules Automobiles. A la rentrée 2016, elle attaque une mention complémentaire en Maintenance des Systèmes Embarqués, une spécialisation en électronique ! Elle a déjà une promesse d’embauche pour 2017 et veut passer son permis remorque, puis poids lourd. Elle espère pouvoir ouvrir dans quelques années son propre garage solidaire. Chapeau.

one-finger-tap-gesture-of-outlined-hand-symbol

 Via zoomdici.fr

Share This:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *